Affichage des articles dont le libellé est Végétarien. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Végétarien. Afficher tous les articles

29 septembre 2016

Pain indien chapati et dhal de lentilles / Escale-éclair en Inde


J'ai revu récemment avec grand plaisir "Slumdog millioniaire" et bien que le sujet du film n'ait rien à voir avec la cuisine, cela m'a donné une envie subite de plat indien.
Je n'ai jamais eu envie de visiter l'Inde. Ce que j'en sais ne m'attire pas beaucoup, excepté la cuisine peut-être. Probablement que ma seule et unique expérience indienne m'a vaccinée à vie contre tout désir de m'y rendre.

La seule fois de ma vie où j'ai foulé le sol indien, cela n'aura duré que quelques heures. C'était il y a bien longtemps, et malheureusement, le souvenir que j'en ai tient plus du traumatisme que de l'émerveillement.

Je devais avoir 4 ans. Ma mère, hôtesse de l'air à cette époque, nous emmenait ma soeur et moi, deux fois par an au Japon, laissant papa à la maison, en embarquant sur des vols de sa compagnie pour profiter des sièges libres en première classe ou en classe économique. L'aller vers Tokyo depuis Bruxelles prévoyait une escale à Bombay (Mumbai depuis 1995) en Inde. Les itinéraires aériens de l'époque étaient en effet longs et pénibles, les seules routes disponibles étant celle du Sud (escale en Moyen Orient ou en Asie du Sud ou Sud Est) ou celle du (Pôle) Nord qui passait par Anchorage en Alaska. Tout cela en raison de la Guerre froide et l'impossibilité d'emprunter la plus courte des routes en survolant la Russie et la Sibérie. Bref, je referme ici la parenthèse...

La (très mauvaise) surprise de l'escale à Bombay fut l'annonce de l'embarquement de la femme du commandant de bord. Les collègues de ma mère nous demandèrent gentiment de descendre de l'avion car nous étions "moins prioritaires" que la femme du commandant et que l'avion était plein à partir de Bombay. Les vaches, ils nous débarquent là, sans hébergement, sans savoir comment nous allions poursuivre notre voyage jusqu'à Tokyo, sans plan b, sans aide, ni aucun contact. Autant dire, une catastrophe pour une mère qui voyage avec deux enfants en bas âge, même si c'est une hôtesse de l'air qui a l'habitude de bourlinguer.

Voilà donc le souvenir que j'ai de l'Inde: le hall d'arrivée de l'aéroport de Bombay. Ma mère, en train de remplir les documents d'immigration. Ma soeur, bébé de moins d'un an, à quatre pattes, en train de ramper par terre, parmi des gens couchés à même le sol. Mes yeux d'enfant ne se souviennent que de la saleté, de l'odeur, de la maladie, de la pauvreté et de la misère.
Alors que ma mère terminait de remplir les documents et se demandait comment elle allait se sortir de ce très mauvais pas, un membre de la compagnie aérienne vint nous chercher de toute urgence car un siège de l'avion s'était libéré. Peu importe que nous fussions trois, ma soeur irait sur les genoux de ma mère et pour moi, les genoux d'une bonne âme feraient l'affaire.

On embarqua dans une voiture sur le tarmac de l'aéroport. Vite, vite, car l'avion était en standby, prêt à décoller. Je signale au passage que nous étions fin décembre et que j'étais partie de Bruxelles avec mon bon gros manteau d'hiver. Deuxième souvenir-flash: je grimpe dans la voiture et la portière se referme. Mais le bas de mon manteau reste coincé dans la porte. Je tire pour essayer de récupérer ce foutu manteau et qu'est-ce que j'ai chaud, qu'est-ce que je transpire! Ce n'est qu'un détail, mais il devait faire au moins 35 degrés à Bombay à cette période.

Et l'histoire n'est pas finie... Nous arrivons dans l'avion bondé. J'avoue ne plus me souvenir des genoux sur lesquels j'ai dû m'asseoir. Alors que ma mère s'apprêtait à se laisser tomber dans son siège, je la vis blêmir... "C'est une catastrophe... J'ai oublié le sac avec les affaires de mon bébé dans le hall de l'aéroport." Les biberons, le lait, la panade et les langes; dans la précipitation, tout était resté sur un banc de l'aéroport. Ce sac, je le vois encore: un sac en patchwork de tissus thaïlandais, hyper coloré, impossible de ne pas le voir ou de l'oublier... Là, j'ai vraiment cru que ma mère allait craquer, pourtant elle n'a pas pleuré. La suite est un peu plus floue mais une dernière image-flash m'apparaît: après un aller-retour de Superman entre l'avion sur le tarmac et le hall de l'aéroport, par je-ne-sais-quel moyen, le steward du vol passa la porte de l'avion, un grand sourire aux lèvres, avec le fameux sac en patchwork à la main.

On dit que les bébés indiens sentent le curry à leur naissance. Une cuisine si épicée, si puissante qu'elle se retrouve dans le liquide amniotique de la maman. J'aime bien ce petit fait quasi scientifique, car quoi de mieux que la cuisine pour voyager avec les papilles et découvrir les bons côtés de l'Inde. A mille lieues de mon expérience-éclair à Bombay...


Dhal de lentilles et poulet

C'est une recette inspirée de Jamie Oliver (Jamie en 15 minutes) mais largement simplifiée et peut-être pas très académique.
La recette originale ne contient pas de poulet. Il suffit de ne pas en mettre pour un plat végétarien.

Pour 4 personnes

1 oignon
1 gousse d'ail
1 morceau de gingembre de 2 cm
1 bouquet de coriandre fraîche
1 cuillère à soupe bombée de garam masala (mélange coriandre, cannelle, fenugrec, cumin, gingembre, muscade, aneth et fenouil)
150 g de lentilles vertes
2 belles carottes
200 g de filet de cuisse de poulet (je recommande, plutôt que des filets qui seront trop secs)
400 ml de lait de coco en boîte
Quelques pousses d'épinards (les miennes proviennent du potager, mais la récolte était un peu maigre)

  1. Epluchez les carottes et taillez-les en rondelles. Cuisez les lentilles à l'eau bouillante, en même temps que les carottes (une vingtaine de minutes). Egouttez-les.
  2. Emincez finement l'oignon, l'ail et le gingembre épluchés.
  3. Dans un wok, faites chauffer une cuillère à soupe d'huile et faites-y revenir l'oignon, l'ail et le gingembre. Ajoutez les épices garam masala et mélangez.
  4. Coupez le poulet en petits morceaux et ajoutez-les au wok. Faites revenir.
  5. Lorsque le poulet est cuit et légèrement doré, ajoutez les lentilles égouttées, ainsi que le lait de coco.
  6. Ajoutez les feuilles d'épinards et laissez mijoter quelques instants à feu doux. Avant de servir, parsemez de quelques feuilles de coriandre hachées. Les haricots de la photo ont été ajoutés en dernier (restes de la veille). ;-)



Chapati 

Pour 6 pains environ


50 g de farine blanche
50 g de farine semi-complète
une pincée de sel
8 cl d'eau

  1. Dans la cuve du robot, versez les farines, le sel et l'eau tiède chauffée légèrement (au micro-ondes par exemple).
  2. Pétrissez 5 minutes avec le crochet pétrisseur (10 minutes si vous pétrissez à la main). Ajoutez de la farine si la pâte est trop collante, un peu d'eau si elle paraît trop sèche.
  3. Terminez de pétrir à la main.
  4. Divisez le pâton en parts égales de la taille d'une balle de golf. Roulez chaque boule sur une planche en bois jusqu'à ce qu'elle devienne bien lisse.
  5. Aplatissez un peu la boule, puis roulez-la dans la farine. Remettez-la sur la planche et étalez-la à l'aide d'un rouleau, en la tournant régulièrement d'un quart de tour et en essayant de garder une forme bien ronde et d'obtenir une crêpe bien fine.
  6. Faites chauffer une poêle à feu moyen. Lorsqu'elle est bien chaude, placez-y un chapati pendant 10 secondes, puis retournez-le pour 10 autres secondes. Cuisez tous les pains de cette manière et réservez-les.
  7. Chauffez la poêle à feu fort. Passez les chapatis une seconde fois à la cuisson, pendant quelques instants, un par un, jusqu'à ce qu'ils gonflent comme un ballon.
  8. Pour le tour de main, j'ai regardé cette vidéo de 750 Grammes.



5 juillet 2016

SALADE RUSSE / Rose poupée




Si vous me le permettez, je voudrais zapper la case météo et passer directement aux sujets qui se mangent. Je vous propose aujourd'hui de voyager, pas aussi loin que le Japon mais pas aussi près que la Belgique. Un petit aller-retour chez les Slaves. Comme je l'ai évoqué un jour pour la recette des pirojki, j'ai la chance d'avoir hérité de certaines recettes de ma belle-famille d'origine russe, dont celle de la salade russe, appelée aussi "vinaigrette" alors qu'il n'y en a pas...

D'après mes quelques rapides recherches, la salade russe serait une "invention" du Belge (tiens tiens, quand on dit que le monde est petit), Lucien Olivier, chef du restaurant L'Ermitage à Moscou au milieu du 19ème siècle. Si je ne retrouve pas la plupart des ingrédients du chef dans la recette que je possède, j'en déduis que c'est une version "populaire", pour ne pas dire soviétique que je détiens là. La salade russe du peuple, pour ainsi dire car avec cette recette, vous n'aurez point besoin de caviar, de homard ou de gélinottes (pas la peine de chercher si vous ne savez pas ce que c'est). Que des ingrédients tout à fait communs dans nos contrées. J'ai même le plaisir de vous annoncer que c'est une recette végétarienne.

Pas très photogénique, cette pauvre salade russe mais grâce à la betterave, elle prend une jolie couleur rose. Rose comme les joues d'une poupée russe. De quoi égayer nos assiettes, car ça fait du bien non?


Salade russe

3 carottes
3 grosses pommes de terre
1 betterave rouge cuite
1 mayonnaise maison (à partir d'un jaune d'oeuf)
1 bocal de gros cornichons aigre-doux

  1. Epluchez les carottes et les pommes de terre.
  2. Cuisez-les à l'eau bouillante. Lorsque c'est cuit, égouttez et laissez refroidir.
  3. Préparez une mayonnaise maison.
  4. Découpez les carottes et les pommes de terre en dés moyens (1,5 cm environ). Faites de même avec la betterave épluchée et 2 gros cornichons.
  5. Mêlez tous les légumes avec la mayonnaise. Salez et poivrez à votre goût.



28 avril 2015

SMOOTHIE VERT AUX EPINARDS - Mes sept règles d'or



Le smoothie vert, vous en avez tellement entendu parler, mais vous n'osez pas? Mettre les légumes crus et verts dans une boisson, vous trouvez ça trop bizarre? Vous vous posez des questions existentielles quant au matos nécessaire?
Laissez tomber le fantasme des vertus "détox" des smoothies et faites-vous juste plaisir avec ces cocktails vitaminés. Voici mes sept règles d'or du smoothie vert que je me fais un plaisir de partager avec vous.

1. Mon smoothie ne remplace ni le petit-déjeuner, ni les "vrais fruits".
Juste un smoothie au p'tit-déj, c'est trop de sucre, pas assez de protéines et la fringale assurée dans l'heure qui suit.
On arrête également de penser qu'un fruit mixé = un fruit entier. Moins de fibres et une sensation de satiété moindre sont les inconvénients des jus et des fruits mixés.

2. Je limite la consommation du smoothie au week-end, soit maximum deux fois par semaine.
Tout simplement pour une raison de temps, car je préfère préparer mon smoothie le week-end, à l'aise. Un smoothie vite vite à 7h30 du matin, avec stress, acidité et ballonnements assurés: très peu pour moi.

3. Je consomme mon smoothie dans les 10 minutes de sa préparation.
Pas question de laisser mariner le smoothie dans son jus toute la matinée ou même de l'emporter pour le consommer plus tard. Vous n'avez qu'à essayer. Au vu de la couleur que prendra le vert et le changement de texture, vous aurez vite compris pourquoi.

4. Je n'ajoute pas de sucre dans mon smoothie.
Ni de miel, ni de sirop d'agave, ni sirop d'érable. Je me répète mais la quantité de sucre contenue dans une banane, un jus de pomme et deux oranges, je ne sais pas exactement mais cela doit faire presqu'autant qu'un soda. Et même avec les épinards, vous verrez que le goût sucré est nettement suffisant.

5. Les fruits et les épinards de mon smoothie sont de préférence bio.
Si un smoothie ne peut en rien "détoxifier" un corps humain, ce n'est pas une raison pour ingurgiter une bonne dose de pesticides.
La règle est particulièrement stricte pour les épinards et les pommes qui font partie des "dirty dozen", les douze fruits et légumes les plus traités et contaminés par les pesticides.

6. J'utilise mon Blender Kitchenaid pour mixer un smoothie.
Il est possible d'utiliser un mixeur plongeur pour un smoothie mais le résultat sera moins homogène, surtout lorsque vous déciderez de tenter des recettes plus audacieuses avec du chou kale ou autre verdure beaucoup plus coriace.

7. Mon smoothie est (presque) zéro déchet.
Oranges et bananes sans emballage, épinards en vrac dans mon petit sac en tissu, jus de pommes en bouteille en verre, si pas consignée, au moins recyclable... J'y travaille, à l'objectif zero waste! Prochain projet in progress: le compost.

Stressé par votre premier smoothie vert? Sautez le pas, osez enfin les épinards et donnez-moi vos impressions!

Smoothie vert aux épinards
2 oranges à jus
1 banane
10 feuilles d'épinards (on dit 40% de légumes pour 60% de fruits. Je vous recommande d'y aller progressivement avec les épinards afin de trouver votre limite)
1 verre de jus de pommes non filtré

  1. Pressez les oranges.
  2. Versez le jus des oranges dans le blender, ajoutez-y la banane coupée grossièrement en rondelles, les épinards débarrassés de leur tige si elles sont fort épaisses et le jus de pommes.
  3. Mixez une minute environ.

13 mars 2015

La quiche courgettes et carottes - jolie comme une fleur

Ce n'est pas encore le printemps, mais il y a comme un air... Si comme moi, cela vous donne des envies de fleurs et de couleurs, essayez cette star de Pinterest: la quiche courgettes et carottes comme une fleur. Promis, ce n'est pas difficile mais cela nécessite un peu de minutie et de patience.
Je ne vous retiens pas plus longtemps. Nous avons tous beaucoup de choses à faire avec le retour des beaux jours. Moi, j'ai fait mes premiers semis dans mes potagers carrés.
Et vous?

Quiche fleur courgettes et carottes

2 courgettes
4 grosses carottes
200 ml de crème de soja (ou crème fraîche liquide)
100 ml de lait
3 oeufs

Pour la pâte
100 g de farine blanche
100 g de farine semi-complète
90 g de beurre (le sortir du frigo 10 minutes avant)
1 oeuf
80 ml d’eau
1 pincée de sel

Matériel
Une mandoline

  1. Préparez la pâte en mélangeant tous les ingrédients au robot avec le fouet pétrisseur.
  2. Si la pâte est trop collante, ajoutez un peu de farine.
  3. Pendant que le robot travaille, beurrez et farinez un moule à tarte. Placez-le ensuite au frais.
  4. Après 5 minutes de pétrissage, la pâte devrait se décoller des bords de la cuve. Stoppez le robot, formez une boule.
  5. Sur le plan de travail fariné, abaissez au rouleau la boule de pâte. Sortez votre moule du frigo, enroulez délicatement la pâte étalée sur votre rouleau et déroulez-la dans le moule.
  6. Coupez les bords qui dépassent du moule et piquez le fond avec une fourchette.
  7. Préparez les légumes: coupez de fines tranches à la mandoline, dans le sens de la longueur. Attention, activité à haut risque! C'est particulièrement difficile pour les carottes.
  8. Faites cuire les carottes à la vapeur (2 ou 3 minutes au micro-ondes) ou faites les blanchir dans une casserole d'eau bouillante afin de les rendre plus souples (mais pas cuites).
  9. Garnissez la pâte à quiche avec les légumes en commençant par l'extérieur. Je vous conseille de faire 2 couches de courgette, puis 1 couche de carotte.
  10. Si vos tranches de courgette sont trop hautes comparées aux carottes, coupez-les en deux dans le sens de la longueur. Remplissez jusqu'à arriver au centre.
  11. Préchauffez le four à 180°C.
  12. Dans un saladier, mélangez à la fourchette ou au fouet, les oeufs, la crème et le lait. Salez et poivrez, épicez à votre goût (curry par exemple). Versez ce mélange sur la quiche sans recouvrir entièrement votre fleur de légumes.
  13. Enfournez pour 50 minutes environ.

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...