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3 mai 2016

DONUTS AU FOUR / Sans attendre l'hypothétique Dunkin' Donuts


On scrute toujours l'hypothétique ouverture d'un Dunkin' Donuts à Bruxelles.
J'ai toujours bien aimé les donuts, une gourmandise découverte dans mon enfance par le biais des chaînes américaines comme Dunkin' Donuts ou Mister Donut, lors de mes vacances annuelles au Japon. Oui, les Japonais très influencés par les USA adooorent les donuts.

Dans le quartier résidentiel de Kichijoji, où habite ma famille japonaise à Tokyo, tous les soirs, vers minuit moins vingt, une mystérieuse file d'attente se forme sur le trottoir devant un rideau métallique baissé. Un rideau métallique derrière lequel je suis certaine qu'il n'y a pas de commerce ouvert en journée. Les Japonais adooorent faire la queue. Surtout quand il s'agit de patienter pour quelque chose de très bon. Et à minuit moins vingt, devant le rideau, je dois dire que cela sent vraiment très bon, comme une odeur de beignet, de sucre et de cannelle. Re-oui, ces Japonais font la queue en pleine nuit pour des donuts!

Derrière ce rideau métallique, se trouve l'atelier de Doughnut Plant qui fabrique des donuts pour ses points de vente au Japon et pour Dean & Deluca à Tokyo. Pour livrer leurs donuts à 4 heures du matin, l'atelier se met à travailler début de la nuit et fait profiter les clients "qui passaient par là" de sa première fournée. Désormais, le fameux rideau métallique s'ouvre à 20 heures. Officiellement, il s'agit de servir les clients à une heure plus convenable, au retour du boulot et avant le dernier train. Officieusement, je pense que les Japonais sont passés à autre chose que les donuts.

Aux dernières nouvelles, à Kichijoji, on se presse devant une pâtisserie dont la spécialité est le baumkuchen, ce gâteau allemand cuit à la broche... Tiens, tiens, un souvenir japonais très années '80. Comme quoi, même en pâtisserie, la mode n'est qu'éternel recommencement!


Comme Tokyo est fort loin et que le Dunkin' Donuts de Bruxelles me paraît être une hypothèse tout aussi lointaine, je suis passée à l'action-maison avec des donuts au four. J'ai longtemps hésité (enfin, tout est relatif) entre la friture et la cuisson au four mais finalement la raison l'a emporté. La recette est inspirée de Cakes and the cityelle-même inspirée de 101 cookbooks, chez qui j'ai lu attentivement les conseils. 
J'étais très sceptique quant à la méthode de cuisson mais le résultat est tout à fait concluant: le donut n'est pas sec comme je le craignais. Tout moelleux mais avec l'aspect croustillant d'un beignet en moins, je vous l'accorde!

Petite nouveauté pour les fans de fiche et de carnet de recettes à l'ancienne, je vous propose de télécharger la recette en format PDF, ci-dessous, en fin d'article. Dites-moi si cela fonctionne et si vous trouvez cela utile!

Pour 12 donuts

  • 230 g de farine
  • 1 grosse cuillère à café de levure boulangère déshydratée (la moitié de mon sachet de levure, soit +- 6 g)
  • 90 ml de lait tiède ou à température ambiante
  • 1 oeuf
  • 30 g de beurre fondu
  • 1 petite cuillère à café de sel
  • 40 g de sucre
  • Un peu de lait tiède et sucré pour badigeonner avant cuisson

  1. Dans la cuve du robot, faites un puits avec la farine, ajoutez-y le lait tiède (attention, pas trop chaud, au risque de tuer la levure), le beurre fondu, l'oeuf, la levure, le sel (en évitant de le mettre directement sur la levure) et le sucre.
  2. Pétrissez au robot durant une quinzaine de minutes avec le crochet pétrisseur (vitesse 2 sur le KitchenAid). Si la pâte vous paraît vraiment trop collante, ajoutez au fur et à mesure un peu de farine jusqu'à ce qu'elle devienne lisse et souple et commence à se décoller de la paroi de la cuve.
  3. Pétrissez encore quelques minutes la pâte à la main sur un plan fariné, formez une boule et placez-la dans un récipient. Recouvrez d'un linge propre et laissez lever durant 1 heure environ (dans le four préchauffé quelques minutes à 50°C par exemple). La pâte doit gonfler et doubler de volume.
  4. Préparez 2 plaques à pâtisserie recouvertes de papier cuisson.
  5. Après la première levée, dégazez et pétrissez la pâte à la main sur un plan de travail fariné. Abaissez ensuite la pâte à 1 cm d'épaisseur avec un rouleau à pâtisserie. Découpez des cercles d'environ 8 cm avec un emporte-pièce (un verre du bon diamètre fera aussi l'affaire).
  6. Transférez ces cercles sur les plaques et découpez ensuite le centre avec un emporte-pièce de +-3,5 cm (un verre à shot par exemple). Avec le reste des découpes, formez à nouveau une boule que vous abaisserez au rouleau et refaites des donuts jusqu'à épuiser la pâte.
  7. Recouvrez les plaques d'un linge propre et laissez à nouveau lever pendant 45 minutes. Les donuts vont doubler de volume.
  8. Préchauffez le four à 190°C. Badigeonnez les donuts au pinceau avec le lait tiède et sucré. Enfournez 6 à 8 minutes. Les donuts doivent dorer à peine. S'ils sont trop cuits, ils seront secs.

Pour le glaçage, j'ai utilisé 2 techniques.

Le sucre-cannelle

  1. Préparez un mélange de sucre en poudre et de cannelle, ainsi que du beurre fondu.
  2. Laissez refroidir quelques minutes les donuts.
  3. Badigeonnez les donuts de beurre fondu, puis trempez-les dans le sucre-cannelle.

Le glaçage classique

  1. Préparez le glaçage en diluant 100 g de sucre glace avec du lait, jusqu'à obtenir une consistance épaisse et nappante (ajoutez éventuellement une goutte de colorant).
  2. Trempez le dessus des donuts refroidis dans le glaçage. Laissez couler l'excédant quelque secondes avant de le remettre à l'endroit et de le placer sur une grille.
  3. Placez quelques minutes au frais pour faire durcir le glaçage.

2 octobre 2015

SEMOULE DE RIZ - minimalisme et simplicité version dessert


C'est un aspect de ma vie que je n'aborde pas souvent sur ce blog mais je pense avoir déjà évoqué quelques fois le sujet. J'ai toujours veillé à adopter une alimentation et un mode de vie sain mais depuis quelques années; je suis particulièrement attentive et préoccupée par l'impact environnemental de nos modes d'alimentation. L'agriculture biologique a bien sûr mes faveurs dans le choix des produits mais le "zéro déchet", ainsi que le "zéro plastique" sont également des voies vers lesquelles je me dirige.


Nobody's perfect

Hélas, le monde de la consommation est un monde cruel et le parcours du No impact manest semé d'embûches. Je suis d'un naturel perfectionniste avec tendance à la procrastination et j'avoue avoir eu un grand moment de blues écologique devant la tâche à accomplir pour avoir le même placard que Béa Johnson (Zéro déchet) ou vivre comme Beth Terry (Plastic-Free). Depuis, j'ai repris du poil de la bête et évolue à mon rythme et selon mes moyens.


A mon rythme et selon mes moyens

- le compost: en tas, au fond du jardin et on verra bien. Au moins, je ne me casse plus la tête pour un bac en bois traité ou pas, avec couvercle ou pas, carré ou rectangulaire, haut et étroit ou bas et large... En tout cas, le compost, c'est le moyen numéro 1 pour réduire sa poubelle. D'autant que je n'ai aucune excuse avec un (petit) jardin et un (petit) potager en carré.

- les courses: le supermarché, le marché, le magasin bio, la Ruche... je pense avoir fait le tour des alternatives. Et c'est vrai que la solution idéale n'existe pas. Depuis quelques semaines, je teste un nouveau fournisseur: www.cirkle.be J'en suis pour l'instant très satisfaite. Fruits et légumes bio et locaux, livraison à domicile en soirée pour 3€ et un service de recyclage basé sur l'économie circulaire. Cirkle est également très attentif aux déchets et emballages. Tout est livré dans des cartons qu'ils récupèrent lors de la livraison suivante. De même, les boîtes pour les oeufs, les barquettes en carton et éventuels sacs plastique compostables.

- Les consignes: quelle chance! En Belgique, on trouve encore beaucoup de produits en bouteilles de verre consignées: le lait, le yaourt, les jus de fruits et surtout la bière!

- Les emballages: je privilégie les produits sans emballage (fruits et légumes). Sinon, j'opte dans la mesure du possible pour le verre ou le carton. Le plus dur, c'est la viande et le poisson. Je n'ai pas encore sauté le pas des contenants en verre à apporter au magasin... J'ai bien sûr toujours mes sacs-cabas, ainsi que de plus petits sacs en tissu et des filets pour y ranger fruits et légumes. J'ai également un sac pour les baguettes de la boulangerie.

- Le vrac: j'ai déjà essayé mais cela complique mon parcours courses et multiplie le nombre de points de vente à fréquenter. J'ai hâte cependant de faire une visite à ce magasin: www.chyl.be Sinon, le magasin bio Sequoia (surtout celui de Waterloo) propose quelques produits en vrac.


Simplicité et minimalisme de placard

La question n'est pas tellement de tout cuisiner maison. Nos vies modernes sont suffisamment remplies que pour les compliquer davantage. Au contraire, je pense que nous avons tout à gagner en simplifiant notre alimentation. Pour ma part, je n'achète quasi plus d'aliments industriels transformés et prêts à manger. Et ce n'est que bénéfice: une vie alimentaire plus saine, mieux organisée et plus économique.


La simplicité rime aussi avec plaisir

Nos repas se terminent rarement avec un dessert, plutôt avec un fruit ou un petit morceau de fromage. Mais de temps en temps, je prépare ce petit dessert minute, tout simple avec trois ingrédients: de la semoule de riz, du sucre et du lait. Prix de revient imbattable et déchets minimes comparés aux petits pots de dessert industriels, la plupart du temps non recyclables.
La semoule de riz est un liant à gros grains qui a l'avantage de pouvoir être ajouté directement au liquide bouillant, sans devoir le diluer avant. Vous pouvez donc facilement ajuster la consistance voulue, entre bien coulant et plutôt compact, en ajoutant de la semoule en cours de route.


Petit dessert à la semoule de riz

500 ml de lait
40 g de semoule de riz
40 g de sucre (à adapter selon votre palais)

  1. Faites bouillir le lait. Ajoutez le sucre.
  2. Ajoutez la semoule de riz et laissez mijoter sur feu doux pendant 10 minutes environ.
  3. Versez le mélange dans des petits pots et laissez refroidir. Ou mangez-les tout de suite. Chaud ou tiède, c'est aussi délicieux.

J'ai servi la semoule de riz avec une compote d'abricots sans sucre faite maison.

Vous pouvez aussi parfumer la semoule en y ajoutant de la fleur d'oranger, de la cannelle ou de la vanille au moment de la cuisson.

26 mai 2015

LE MEILLEUR YAOURT DE VOTRE VIE - 4 bonnes raisons de faire son yaourt maison

Mais dans quel monde vit-on?
Vous aussi, vous faites-vous cette réflexion au moins une fois par jour? Surtout, lorsqu'on parle d'alimentation et de santé: pesticides, perturbateurs endocriniens, votre poêle anti-adhésive cancérogène, graisses hydrogénées, sucres cachés, OGM, dioxine... rien ne nous est épargné.
Notre vie alimentaire est désormais peuplée de paradoxes. Entre impulsions consuméristes, aveuglement marketing, malbouffe, dérive des régimes et sectarismes alimentaires, notre société semble avoir perdu ses repères élémentaires quand il s'agit de se nourrir.

Rayon yaourt de votre supermarché

Avez-vous déjà pris conscience de la quantité de choix qui vous est proposée? Allégé, entier, écrémé, demi-écrémé, 0%, aux fruits, brassé, aromatisé, à la stevia, velouté, à la grecque, au bifidus, à boire, pour lutter contre le cholestérol...
Vous faites comment vous pour faire le bon choix? Vous faites confiance à l'industrie agro-alimentaire et à son discours publicitaire?

Lire l'étiquette

Avez-vous connaissance des ingrédients de votre yaourt? Êtes-vous sûr que votre yaourt ne contient pas de gélatine de porc? Êtes-vous persuadé que l'édulcorant acésulfame K est sans conséquence pour la santé? L'arôme de votre yaourt est-il un vulgaire exhausteur de goût chimique? Avez-vous déjà vérifié si le pot que vous venez d'acheter porte bien la mention "yaourt" sur son étiquette? Le petit pot en plastique contient-il du bisphénol A et représente-t-il un risque pour la santé et ne donne-t-il pas un mauvais goût au produit? Cet emballage non recyclable ira-t-il polluer la planète?

J'arrête ce questionnaire flippant et vous livre quatre bonnes raisons de faire son yaourt maison.

1. Comprendre comment ça fonctionne et avec quoi c'est fait.
Légalement, le yaourt ne peut porter le nom de yaourt que s'il est fait de lait et de deux types de bactéries vivantes: Lactobacillus bulgaricus et de Streptococcus thermophilus. Plus la liste d'ingrédients d'un yaourt s'allonge, plus c'est louche.
Faites donc votre yaourt avec des produits frais et bio, un gage de qualité.

2. Prendre le contrôle des ingrédients et maîtriser calories et quantité.
Levez le voile du mythe du yaourt allégé. Car pour faire un yaourt allégé, on en enlève la matière grasse et on compense le manque de tenue, de texture et de goût par du sucre ou des édulcorants, des épaississants et autres leurres qui sont des glucides, bref des sucres qui annulent l'effet allégé du yaourt.
En faisant votre yaourt maison, c'est vous qui décidez de la quantité de sucre ajouté. Ou gardez-le nature et ajoutez une note sucrée avec quelques fruits coupés ou une cuillérée de confiture.

3. Réduire les déchets et son empreinte environnementale.
Terminé les pots en plastique qui ne seront pas recyclés! Mes petits en verre sont des yaourts que j'ai achetés, mangés et récupérés. Vous pouvez d'ailleurs très bien faire votre yaourt dans un contenant plus grand. Très pratique pour doser la quantité que vous allez manger.

4. Apprécier un bon produit, le goût du vrai et la fierté du "c'est moi qui l'ai fait".
Promis, le yaourt maison sera le meilleur que vous n'ayez jamais mangé.

Yaourt maison

Le matériel
un thermomètre de cuisine
une casserole
une cuillère en bois
un grand bol
des pots en verre (j'ai utilisé 6 petits pots + un ancien pot de yaourt de 500 g)
un torchon
un grand plat en verre pour placer vos petits pots

Ingrédients
1 litre de lait entier frais (au rayon frais)
3 cuillères à soupe de yaourt entier nature (vérifiez l'étiquette!)
2 sachets de sucre vanillé pour un yaourt légèrement sucré et vanillé

  1. Dans une casserole, faites chauffer le lait, avec le thermomètre. Si vous souhaitez une note sucrée et vanillée, ajoutez 2 sachets (de 10g) de sucre vanillé dans le lait.
  2. Lorsque la température atteint les 95°C, baissez le feu et laissez bouillir entre 80 et 90°C pendant 15 minutes.
  3. Coupez le feu et faites refroidir à 60°C. Cela devrait prendre une dizaine de minutes.
  4. Dans un récipient, mettez les 3 cuillères à soupe de yaourt. Prélevez un verre de lait de la casserole et ajoutez-le au yaourt. Attention, à ce stade, le lait doit être entre 45 et 55°C. Car à moins de 45°C, la fermentation n'aura pas lieu et à plus de 60°C, les bactéries meurent tout simplement.
  5. Avec une cuillère en bois, mélangez.
  6. Versez ensuite le reste du lait de la casserole et mélangez.
  7. Versez sans attendre dans vos pots ou votre récipient en verre.  Fermez avec les couvercles.
  8. Placez tous vos pots dans un grand plat tapissé d'un torchon, puis refermez le torchon pour emballer et tenir au chaud les petits pots.
  9. Placez votre plat dans un endroit calme et à l'abri des courants d'air. Je place mes yaourts dans le four. Et s'il fait vraiment froid, préchauffez votre four à 40°C pendant une dizaine de minutes. Eteignez-le et placez les yaourts entre 3 et 4 heures. Si vous les oubliez plus de 3 heures ou les laissez toute la nuit, pas de problème. Cela marche aussi mais les yaourts seront peut-être un peu plus acide.
  10. Mettez ensuite les pots au réfrigérateur.


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