31 mars 2012

Art de la table épisode 1 - Urushi 漆 - Les laques du Japon


C’est bien connu, la cuisine japonaise se mange beaucoup avec les yeux. L’esthétique de la vaisselle constitue une véritable philosophie de la beauté au quotidien. Je définirais le charme de la vaisselle traditionnelle comme un parfait mélange de lignes sobres, naturelles, presque brutes, et de précision dans la fonction et les matériaux.

Pour présenter un poisson grillé, l’assiette sera rectangulaire, le bol de riz est en porcelaine, la soupe de miso est présentée dans un bol laqué, les baguettes sont en bois laqué, de tailles et de couleurs différentes selon le genre et le gabarit de son utilisateur.

La laque est une sorte de vernis composé à partir de la sève nocive et irritante de l’arbre à laque (urushi). Je n’y connais pas grand chose à la technique de la laque mais j’en connais la valeur car c’est un cadeau précieux que l’on reçoit aux grandes occasions ou que l’on se transmet de génération en génération. Je le sais d’autant que j’ai fait une affreuse bêtise avec mon plateau laqué lors du réveillon de Noël: en y mettant les petits feuilletés sortis du four pour l’apéro, la laque s’est décolorée par la chaleur. A retenir donc: les plats laqués ne supportent pas la chaleur. Interdiction de lave-vaisselle et micro-ondes. Ne pas laisser tremper dans l’eau, nettoyer à l’eau tiède avec une éponge douce et un peu de détergent, essuyer immédiatement avec un torchon fin et doux et ranger à l’abri du soleil.

Baguettes homme, femme, enfant taille 4 ans et fantaisie enfant avec anti-dérapants
Je pourrais vous parler prochainement du dressage de la table, de l’utilisation de la vaisselle et le savoir-vivre à la table japonaise. Histoire de dissiper tout malentendu et vous éviter de vous sentir obligé de faire un renvoi en fin de repas (ou pire) en pensant que cela fera honneur!

25 mars 2012

Muffins chocolat faciles pour profiter du printemps


Vite, vite, quelques muffins au chocolat pour le goûter. Le printemps est bel et bien là et il serait dommage de passer trop de temps en cuisine.
Mes muffins au chocolat ne sont pas aussi impressionnants que ceux de Bree Van de Kamp. Mais ça me va; ils sont très moelleux, pas trop sucrés et on peut se permettre d’en manger deux!
Pour les «grandes occasions», j’y ajoute un glaçage au chocolat et mon petit assistant personnel se charge de la décoration.
Quelques petites astuces pour obtenir des muffins tendres et moelleux:
  • lorsque vous ajoutez les éléments ingrédients secs aux ingrédients humides, mélangez grossièrement et rapidement. Il restera peut-être quelques grumeaux de farine mais ne soyez pas tenté de rendre la pâte lisse. Elle doit rester grumeleuse.
  • Dès que la pâte est prête, versez-la dans les moules et enfournez tout de suite. La pâte ne doit pas reposer.
  • Mangez-les le jour-même, encore tièdes. Conseil inutile en général…
Trêve de gourmandise, tous au jardin!

Pour une dizaine de petits muffins

90g de farine
80g de sucre
½ cuillère à café de baking powder (levure chimique)
2 oeufs
90g de beurre 
50g de lait
100g de chocolat noir 
  1. Faire fondre le beurre et le chocolat et laisser tiédir.
  2. Préchauffer le four à 180°C.
  3. Mélanger les ingrédients secs : farine, sucre, baking powder.
  4. Battre les oeufs au fouet, puis ajouter le beurre et le chocolat fondus, ainsi que le lait.
  5. Verser le mélange sur les ingrédients secs.
  6. Mélanger à la cuillère sans trop travailler la pâte.
  7. Remplir aussitôt les caissettes en papier placées dans le moule.
  8. Enfourner une quinzaine de minutes. C’est cuit si une lame de couteau enfoncée ressort sèche.
  9. Les sortir du four et enlever les caissettes du moule.


18 mars 2012

Le retour du pain maison


Je crois que le pain maison doit faire partie des fantasmes les plus tenaces chez le cuisinier amateur. Pour ma part, je remercie le boulanger de se lever tous les jours aux aurores pour me fabriquer mon pain quotidien, parce qu’il fait vraiment un beau métier et que son savoir-faire, son expérience (et son matériel) l’emporteront toujours.
La machine à pain ne m’a jamais beaucoup inspirée avec sa mie au carré. J’ai bien eu ma période « pain sans pétrissage » dont la technique donne des résultats assez bluffants mais la gestion des temps de repos est plutôt casse-tête.
J’ai attendu l’arrivée de mon KitchenAid pour me relancer en boulangerie, sans trop me fatiguer. Le pétrissage à la main est un sport insurmontable pour mes pauvres bras. C’est donc mon KitchenAid devenu boulanger avec son crochet pétrisseur qui a fait le travail. Et comme un chef. Cela mériterait la prochaine fois une vidéo pour vous montrer le pétrin en action. Aucune prise de tête pour la recette: j’ai suivi celle du paquet de farine, en mélangeant farine blanche et complète.
Résultat tout à fait honorable: un pain à la mie appétissante pour les bonnes tartines de mon petit déj quotidien. Ça y est, je crois que je suis prise à nouveau par le virus du pain maison.


Pain demi-gris


500g de farine pour pain (200g de farine pour pain complet et 300g de farine blanche)
30cl d’eau tiède (+-25°C)
20g de beurre
5g de sel
5g de levure sèche


1. Mettez tous les ingrédients dans la cuve du robot. Veillez à ce que le sel ne soit pas en contact direct avec la levure.
2. Faites tourner le robot avec le crochet pétrisseur pendant 10 minutes.
3. Laissez la boule de pâte dans la cuve, couvrez d’un linge et laissez reposer 1 heure près d'un radiateur par exemple.
4. La pâte aura doublé de volume. Aplatissez deux fois la pâte sur le plan de travail avec la paume de la main. 
5. Façonnez le pain sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Couvrez d’un linge et faites lever 1 heure. Vous pouvez faire quelques incisions à la lame de rasoir ou au cutter.
6. Préchauffez le four à 200°C puis enfournez la plaque pendant 30 à 35 minutes.
7. Sortez le pain et laissez refroidir sur une grille.

11 mars 2012

Ganbare Nihon!


Le 11 mars 2011, il y a un an tout juste, la région de Tôhoku (nord-est du Japon) était dévastée par un séisme suivi d’un terrible tsunami. Les forces de la nature ont surpassé l’optimisme de l’humanité, faisant 20.000 victimes et entraînant une grave catastrophe nucléaire dont les conséquences seront encore longues à supporter.
Aujourd’hui, je pense à tous ceux qui ont souffert, qui souffrent encore, à tous ceux qui se relèvent et reconstruisent la vie depuis un an. Avec mon fils, j'ai plié des grues (つるtsuru) en origami et fait nos voeux pour le Japon.
頑張れ日本! (courage Japon !)

4 mars 2012

Le secret de la meringue



Je suis une fan de meringue. Depuis petite, mon choix se porte souvent sur cette gourmandise lorsque j’entre dans une pâtisserie. Simplicité et élégance.
J’ai souvent essayé de faire des meringues à la maison, et cela s’est toujours mal terminé. Molles, collantes, brunes à force d’essayer de les sécher, immangeables: direction poubelle. Les essais de meringues sont donc restés au placard plusieurs années.
Cette fois-ci, équipée de mon KitchenAid et de quelques connaissances supplémentaires en blanc d'oeuf, je ne sais pas comment, mais j’ai réussi mes meringues. Blanches et croquantes. OK, un peu craquelées.
Je n’en suis pas sûre mais je retiens ceci comme secret de la réussite :
- des blancs d'oeufs « vieillis » (deux jours dans mon cas) et à température ambiante.
- mon ami KitchenAid. Je suis persuadée que mon ancien batteur électrique n’avait pas la puissance pour fouetter les blancs aussi bien.
- Une cuisson très longue à basse température mais ça, je l’avais déjà appliqué dans mes expériences passées.
Voilà une frustration d’éliminée. Reste la culpabilité d’engloutir autant de sucre en une fois mais qu’est-ce que c’est bon !
Meringues


3 blancs d'oeufs
100g de sucre semoule
100g de sucre glace


1. Mettre les blancs d’oeufs dans la cuve du robot.
2. Mettre le robot à petite vitesse et ajouter un peu de sucre semoule.
3. Quand le mélange commence à mousser légèrement, augmenter à vitesse moyenne et verser le sucre semoule au fur et à mesure. Puis, terminer plein pot pendant quelques minutes (j’ai utilisé la vitesse 8 sur le KitchenAid. J’ai fait une petite pointe jusqu’à la vitesse10 pour voir ce qu’il a dans le moteur mais je crois que ce n’est pas nécessaire…).
4. La meringue doit devenir lisse et brillante, et former un bec sur le fouet.
5. Tamiser le sucre glace sur la meringue et remettre le robot marche quelques secondes pour rendre le mélange homogène.
6. Préchauffer le four à 150°C.
7. Dresser les meringues avec une poche à douille sur une plaque couverte de papier sulfurisé.
8. Enfourner 8 minutes à 150°C, puis baisser à 90°C et cuire pendant 1h30 à 2 heures (en fonction de la taille de vos meringues). Les miennes, assez petites, sont restées 1h30.
9. Vous avez le droit d’en croquer une pour vérifier que l’intérieur est bien sec.

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