5 juillet 2016

SALADE RUSSE / Rose poupée




Si vous me le permettez, je voudrais zapper la case météo et passer directement aux sujets qui se mangent. Je vous propose aujourd'hui de voyager, pas aussi loin que le Japon mais pas aussi près que la Belgique. Un petit aller-retour chez les Slaves. Comme je l'ai évoqué un jour pour la recette des pirojki, j'ai la chance d'avoir hérité de certaines recettes de ma belle-famille d'origine russe, dont celle de la salade russe, appelée aussi "vinaigrette" alors qu'il n'y en a pas...

D'après mes quelques rapides recherches, la salade russe serait une "invention" du Belge (tiens tiens, quand on dit que le monde est petit), Lucien Olivier, chef du restaurant L'Ermitage à Moscou au milieu du 19ème siècle. Si je ne retrouve pas la plupart des ingrédients du chef dans la recette que je possède, j'en déduis que c'est une version "populaire", pour ne pas dire soviétique que je détiens là. La salade russe du peuple, pour ainsi dire car avec cette recette, vous n'aurez point besoin de caviar, de homard ou de gélinottes (pas la peine de chercher si vous ne savez pas ce que c'est). Que des ingrédients tout à fait communs dans nos contrées. J'ai même le plaisir de vous annoncer que c'est une recette végétarienne.

Pas très photogénique, cette pauvre salade russe mais grâce à la betterave, elle prend une jolie couleur rose. Rose comme les joues d'une poupée russe. De quoi égayer nos assiettes, car ça fait du bien non?


Salade russe

3 carottes
3 grosses pommes de terre
1 betterave rouge cuite
1 mayonnaise maison (à partir d'un jaune d'oeuf)
1 bocal de gros cornichons aigre-doux

  1. Epluchez les carottes et les pommes de terre.
  2. Cuisez-les à l'eau bouillante. Lorsque c'est cuit, égouttez et laissez refroidir.
  3. Préparez une mayonnaise maison.
  4. Découpez les carottes et les pommes de terre en dés moyens (1,5 cm environ). Faites de même avec la betterave épluchée et 2 gros cornichons.
  5. Mêlez tous les légumes avec la mayonnaise. Salez et poivrez à votre goût.



24 juin 2016

PULLED PORK / J'ai testé pour vous (en prenant le temps)


Mais naaaaaan, ce n'est pas ce nouveau produit vendu en supermarché. Dans un sachet sous vide, noyé dans un liquide visqueux pas très appétissant. Non, ce n'est pas celui-là que j'ai testé. Je l'ai bien sûr fait moi-même ce pulled pork.

Le pulled pork, c'est du porc effiloché. Une recette typiquement américaine de porc assaisonné d'une sauce genre barbecue et rôti longuement au four. Une cuisson plutôt longue... un inconvénient majeur comparé au plastique sous vide du supermarché. 

Dans notre société moderne, ce qui prend du temps est loin d'être une valeur positive et n'a aucune chance d'être retenu comme argument de vente aux yeux des marketeers. Pourtant, en matière de cuisine, rien ne remplace la valeur temps. Une pâte qui repose douze heures, un gigot qui cuit durant cinq heures, des olives en saumure pendant soixante jours, les douze mois d'affinage d'un fromage... Quand on prend le temps, que c'est bon!

Je vous le confirme pour ce pulled pork qui a mijoté cinq heures dans mon four. Nous l'avons mangé comme un sandwich, dans un petit pain avec un peu de chou ou de la laitue pour les réfractaires et une petite "clouche"* de mayonnaise.

La recette est largement inspirée de celle de Scally et celle de Christelle.

Si vous n'aimez pas le foot, profitez de la plus gourmande des excuses, retirez-vous en cuisine avec un bon bouquin car vous avez un pulled pork à surveiller.

*leçon de bruxellois: une clouche, c'est une petite quantité, une petite cuillérée. Expression principalement utilisée pour désigner la portion de mayonnaise sur un cornet de frites.




Pulled pork

1 rôti de porc d'environ 700 g
1 oignon
5 cuillères à soupe de ketchup
2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
200 ml d'eau
50 g de cassonade
1 cuillère à soupe de sauce Worcestershire
1 gousse d'ail
1 cuillère à soupe de sauce de soja
1 mélange d'épices type chili (piment, paprika etc)

  1. Sortez le rôti une petite heure à l'avance.
  2. Préchauffez le four à 140°C.
  3. Dans une cocotte avec couvercle qui peut aller au four, faites chauffer un peu d'huile d'olive, ajoutez l'oignon coupé en gros morceaux et colorez la viande sur tous les côtés.
  4. Dans un bol, mélangez tous les ingrédients de la sauce: ketchup, vinaigre, eau, cassonade, Worcestershire, sauce de soja, épices chili, ainsi que la gousse d'ail émincé finement.
  5. Versez dans la cocotte, sur la viande et enfournez avec le couvercle entre 4 heures 30 et 5 heures.
  6. Toutes les heures, arrosez la viande de sauce et à mi-parcours, retournez-la.
  7. A la fin de la cuisson, laissez reposer une dizaine de minutes. Puis, avec 2 fourchettes, effilochez la viande. Mêlez le reste de la sauce au porc effiloché.
  8. A dégustez dans un petit pain, garni de laitue ou de chou et un peu de mayonnaise.




10 juin 2016

Zoé / blogueuse à chat, je ne voulais pas




C'est une photo de Zoé, mon chat, notre chat. Une photo prise devant sa fenêtre préférée, celle qui donne vers le jardin, vers l'extérieur. Cet extérieur qui l'attirait et qu'elle aimait tant, qui était presqu'une obsession. Et qui aujourd'hui l'a perdue.
Cela ne fait que trois jours qu'elle est morte. Mon réveil n'a pas encore sonné, il fait déjà clair mais il est loin d'être l'heure de se lever. 4 heures 30, 5 heures? Toujours cette même douleur. Un poids énorme, brûlant appuie sur le haut de mon thorax, irradie vers les épaules, me coupe la gorge et traverse ma nuque pour s'étendre sur mon crâne et le rendre brûlant, prêt à exploser. Chaque inspiration et expiration me sont pénibles. Mes paupières sont baissées mais mes yeux sont ouverts et voient des flash. Non, je ne peux pas dormir. Impossible d'arrêter ces images d'horreur que je n'ai pas vues, que l'on m'a juste racontées mais qui défilent sans arrêt. Ma Zoé, notre Zoé, coincée dans une fenêtre oscillo-battante d'un bâtiment, en face de chez moi. Elle a beaucoup souffert. Je ne voulais pas vous raconter cela. Mais je suis tombée dans un abîme de tristesse. Un immense abîme auquel je ne m'attendais pas, une chute brutale et violente. Je ne savais pas que cela existait et que cela m'arriverait. Comment sortir de cette douleur insupportable.
Ecrire sur mon blog, pour pouvoir hurler en silence. Car sangloter doucement ne suffit pas. Je veux pleurer et crier comme une enfant.
Si seulement, si seulement... Pendant quatre jours je t'ai cherchée comme une folle. J'ai hurlé ton nom, j'ai couru pendant des heures que j'en ai encore mal aux jambes. Je suis passée si près de toi mais mon instinct n'a pas fonctionné. Je suis repartie dans la mauvaise direction. Je n'ai pas pu te sauver. Et toi, après trois jours d'enfermement, ton instinct t'a dit de te sauver de ce piège, mais comme moi, tu as choisi la mauvaise solution. Si seulement...
Chaque jour qui passe si difficilement est un jour sans toi. Trois jours d'une nouvelle vie que nous n'avons pas voulu, que je ne peux pas envisager, que je n'accepte pas. Ce n'est pas comme cela que cela devait se passer. Une nouvelle vie pleine de regrets du passé et de peur pour l'avenir. Voilà où j'en suis.
Je m'en fiche de ceux qui ne comprennent pas. Non, ce n'est pas qu'un chat. C'était mon chat, notre chat, notre Zozo chérie.

Merci de m'avoir lue. Désolée, je ne voulais pas être une blogueuse à chat. Pas comme ça.

2 juin 2016

CARROT CAKE by Philippe Conticini / le fantasme qui n'attend pas


Vu la météo cataclysmique, j'ai cuisiné dans un registre plutôt revigorant-réconfortant ces derniers temps: soupe-repas, risotto, poulet rôti... Mais le plus important quand il fait moche, c'est de se remonter le moral avec du sucré. Enfin, je parle peut-être pour moi? Bon, je vous sens plutôt d'accord avec ma théorie et impatients de savoir comment faire un carrot cake comme Philippe Conticini nous l'a montré dans son récent live vidéo.

Ces vidéo en direct, c'est juste un truc de malade. Personne ne peut rester indifférent devant tant de gourmandise, de gentillesse et de générosité. Heureusement que j'avais plein de carottes en réserve car ce carrot cake, il me le fallait, et vite.

Le chef préconise de déguster le carrot cake sans glaçage parce qu'il est tellement bon qu'il se suffit à lui-même. Faut croire que je suis encore plus gourmande que le chef, car pour moi, le glaçage, c'est un fantasme incontournable. Sur un gâteau plein de légumes, on a le droit de mettre un peu de sucre non? Comme le chef ne donne pas de recette pour le glaçage, j'ai dû me débrouiller toute seule pour réaliser mon fantasme food porn. Je dois avouer que pour un glaçage, ça dégoulinait un peu (trop). Avec l'avantage de pouvoir rajouter une coulée en extra sur la tranche de cake toute moelleuse et de lécher la cuillère. Brrr, j'en ai encore des frissons!
Allez, j'suis pas vache, je vous lâche la recette. Telle que je l'ai réalisée car je n'avais ni noix, ni mélasse sous la main. Un fantasme de carrot cake, ça n'attend pas. Pas vrai?



Carrot cake by Philippe Conticini


10 g de beurre
10 g de sirop d'érable
1 blanc d’œuf
2 jaunes d’œuf
140 g de sucre roux (j'ai mis moitié sucre roux et moitié cassonade)
1/2 cuillère à café de cannelle en poudre + 1/4 de cuillère à café de poudre à pain d’épices ou à spéculoos
1 pincée de fleur de sel
2 g de bicarbonate de soude
110 g d’huile végétale (tournesol pour moi)
135 g de farine + 15 g de fécule de maïs (Maïzena)
1 cuillère à café de levure chimique (baking powder)
200 g de carottes râpées (râpe fine)
1 gousse de vanille

Matériel
Un moule à cake de +- 20 cm de long, 10 cm de large, 7 cm de hauteur 


  1. Faites fondre le beurre et laissez tiédir.
  2. Fouettez les jaunes et les blancs d’œufs, si possible au robot, puis ajoutez le sucre petit à petit et fouettez vigoureusement l’ensemble pendant une minute. Le mélange va blanchir et devenir mousseux.
  3. Ajoutez délicatement le beurre fondu tiède, le sirop d'érable, l’huile et la vanille grattée.
  4. Ajoutez la farine et la fécule de maïs tamisée, la cannelle, la poudre à pain d’épices, la fleur de sel, le bicarbonate de soude et la levure en poudre.
  5. Puis ajoutez enfin les carottes râpées et mélangez délicatement avec une spatule ou une cuillère en bois.
  6. Préchauffez le four à 160°C.
  7. Beurrez et farinez le moule à cake.
  8. Remplir avec la pâte qui devrait remplir les 3/4 du moule.
  9. Cuire à 160°C pendant 35 minutes, selon le chef. J'ai dû patienter au moins 45 minutes pour que ce soit cuit (vérifiez avec la lame d'un couteau si elle ressort propre, sinon, c'est que ce n'est pas encore cuit).
  10. Laissez tiédir le cake encore quelques instants puis démoulez-le délicatement.










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