Dans le tourbillon des fêtes et leurs préparatifs, je ne vous ai pas du tout raconté mon Réveillon de Noël. Je n'ai pourtant pas eu trop d'ambitions et finalement cuisiné assez peu. J'aime passer Noël sans stress et auprès de mes invités. Foie gras en entrée. Pour le plat, j'ai confié ma commande au traiteur Fonteyne pour un chapon désossé et farci aux fruits. Il me restait à le cuire. Plus de deux heures quand même pour la bête! Petits légumes glacés, croquettes et poêlée de champignons des bois à la crème d'oignons en accompagnement. Je me suis donné un peu plus de mal pour le dessert: vacherin façon mont-blanc avec une crème glacée vanille.
J'ai également préparé avec mon fils des cadeaux gourmands: de jolis gingerbreadman, petits (et grands) biscuits aux épices décorés au glaçage royal.
Pas une seule photo de tout ceci, tout est allé trop vite!
Inutile de préciser que j'ai été gâtée en cadeaux. J'ai entre autres, reçu ceci:
Rien que de passer la main sur la madeleine en relief de la cover, et on croit la saisir pour savourer son moelleux.
Au Japon, il n'y a pas de tradition de Noël, même si à l'occidentale, les vitrines des magasins s'illuminent, la soirée du 24 est festive et que les enfants attendent le passage du père Noël. Par contre, le nouvel an est une fête importante qui se prépare dès les derniers jours de décembre avec d'abord le grand nettoyage de la maison. Comme la tradition veut que les premiers jours de l'année, c'est relâche générale, y compris en cuisine, on s'affaire à préparer le osechi-ryori (おせち料理), sorte de magnifique bento géant. Le premier janvier, c'est aussi le jour du zôni (雑煮), bouillon aux légumes avec un mochi (sorte de pâte gluante de riz). Chaque année, le mochi du nouvel an fait des victimes par étouffement... Ma maman nous le rappelle à chaque année, nous en rions mais je mâche consciencieusement!
N'oubliez pas que si vous faites un beau rêve le 1er janvier, votre année sera douce et prospère.
À bientôt pour mes voeux en japonais mais pas avant le premier. La tradition est stricte!
29 décembre 2011
15 décembre 2011
Macarons, je ne lâche pas l'affaire
A l’arrache, je vous fais le compte-rendu de mon deuxième essai macarons. C’est que les fêtes approchent à grands pas, que je planche activement à mon menu de réveillon de Noël et que je dois lutter contre une baisse de régime pré-hivernale. Si vous avez des trucs pour augmenter les défenses immunitaires, je suis preneuse !
J’ai donc pu caser dans mon programme une séance macarons le week-end passé. Macarons nature et garniture citron. Le bilan est très mitigé sur l’aspect : des macarons craquelés de partout. Je pense avoir commis plusieurs erreurs:
Les macarons n’étaient pas très présentables mais très très mangeables !
3 jaunes d’oeuf - 120g de sucre semoule - ½ feuille de gélatine - le jus de 2 citrons - 170g de beurre en morceaux
Faites ramollir la gélatine dans un bol d’eau froide.
Versez les oeufs et le sucre dans une casserole et mélanger au fouet. Ajoutez le jus de citron tout en fouettant.
Faites chauffer à feu moyen sans cesser de mélanger.
Continuez à remuer jusqu’au premier bouillon.
Lorsque la crème est assez épaissie, retirez du feu et ajouter la demi-feuille de gélatine (retirez-là de l’eau et essorez-là à la main). Mélangez au fouet jusqu’à dissolution complète de la gélatine.
Ajoutez le beurre en morceaux et mélangez une dernière fois avec un mixeur plongeur pour la lisser.
La ganache au citron doit être placée au réfrigérateur une heure au moins avant garniture des macarons.
La recette est une adaptation de la crème utilisée dans la « tarte crème citron » du livre «Pâtisserie!». Formidable ouvrage didactique de Christophe Felder.
J’ai donc pu caser dans mon programme une séance macarons le week-end passé. Macarons nature et garniture citron. Le bilan est très mitigé sur l’aspect : des macarons craquelés de partout. Je pense avoir commis plusieurs erreurs:
- temps de croûtage trop court – j’étais pressée et j’ai enfourné après 15 minutes seulement.
- four trop chaud ou mes deux plaques peut-être trop rapprochées. Ce sont surtout les macarons d’en-dessous qui ont souffert.
- Les blancs en neige n’étaient pas aussi fermes que la fois passée. C’est la première fois que j’utilise des blancs d'oeufs décongelés. Étaient-ils revenus à température ambiante ?
Les macarons n’étaient pas très présentables mais très très mangeables !
3 jaunes d’oeuf - 120g de sucre semoule - ½ feuille de gélatine - le jus de 2 citrons - 170g de beurre en morceaux
Faites ramollir la gélatine dans un bol d’eau froide.
Versez les oeufs et le sucre dans une casserole et mélanger au fouet. Ajoutez le jus de citron tout en fouettant.
Faites chauffer à feu moyen sans cesser de mélanger.
Continuez à remuer jusqu’au premier bouillon.
Lorsque la crème est assez épaissie, retirez du feu et ajouter la demi-feuille de gélatine (retirez-là de l’eau et essorez-là à la main). Mélangez au fouet jusqu’à dissolution complète de la gélatine.
Ajoutez le beurre en morceaux et mélangez une dernière fois avec un mixeur plongeur pour la lisser.
La ganache au citron doit être placée au réfrigérateur une heure au moins avant garniture des macarons.
La recette est une adaptation de la crème utilisée dans la « tarte crème citron » du livre «Pâtisserie!». Formidable ouvrage didactique de Christophe Felder.
7 décembre 2011
Mon premier accessoire KitchenAid : la sorbetière
C’est déjà Noël. J’ai craqué ce week-end pour un premier accessoire KitchenAid. Je me suis offert un cadeau pour faire des glaces à la maison : la sorbetière. Je sais, ce n’est pas la saison mais depuis que j’ai besoin de blancs d’oeuf pour les macarons, je cherche à utiliser les jaunes restants. J’ai fait quelques essais de crème glacée sans sorbetière avec sortie de la glace toutes les trente minutes du surgélateur et passage au mixer plongeur au moins quatre fois. La galère quoi. La dernière fois, j’ai carrément oublié de la sortir et ça fait un gros bloc de crème vanille, certes délicieuse mais avec un effet paillettes qui croquent sous la dent, pas très agréable.
Le bol réfrigérant doit être placé au surgélateur 15 heures au moins. Il faut donc y penser la veille et avoir assez de place aussi. J’ai eu un petit stress en le plaçant dans le premier tiroir de mon surgélateur: ça ne rentrait pas. Deuxième tiroir: ouf, ça passe. Pensez aussi au fait que la préparation doit être refroidie avant d’être versée dans la sorbetière.
Le montage du mécanisme d’entraînement (= le petit accessoire qui sert d’axe rotatif) se fixe en le faisant glisser sur la tête de l’appareil (là où se trouve l’axe à mouvement planétaire). C’est un peu bizarre mais ça tient. Repérez bien la lettre A pour l’enfiler dans le bon sens. La palette se dépose simplement dans le bol. En abaissant ensuite la tête, l’axe et la palette doivent s’emboîter.
Alors, maintenant concentration : surtout, n’oubliez pas de mettre en route le batteur en vitesse 1 avant de verser votre préparation. Le mode d’emploi vous menace : si vous versez le liquide avant la mise en marche, il se fige et bloque la palette (qui, je suppose, pourrait carrément se casser. Ouch !). Un récipient avec bec verseur devrait faire l’affaire pour verser le liquide sans en mettre à côté.
Et là, « it’s magic », une vingtaine de minutes après, ça ressemble vraiment à une glace. Utilisez une spatule en bois ou en plastique pour transvaser dans un récipient à placer au congélateur encore quelques heures avant de la manger. Miaaaam !
Pour voir en vrai l’effet sorbetière, visionnez cette vidéo. Volontairement sans paroles, ni BO pour se rendre compte du niveau sonore très acceptable du KitchenAid.
Glace au thé vert matcha
Chauffez le lait dans une casserole.
Versez doucement le lait chaud dans le mélange oeufs-sucre et remettez le batteur route pour mélanger.
Versez la préparation dans une casserole et faites cuire à feu doux sans cesser de remuer, jusqu’à ce que la crème nappe la cuillère.
Diluez la poudre matcha dans un peu de lait et versez dans la préparation (dans une petite passoire ou un tamis si vous avez des grumeaux). Versez ensuite la crème fraîche et fouettez une dernière fois.
Une fois refroidie, la préparation pourra passer à la sorbetière (vous pouvez accélérer la procédure en plaçant la crème dans un bain-marie de glaçons).
Alors, prochain essai: stracciatella, speculoos, caramel beurre salé...?
Le montage du mécanisme d’entraînement (= le petit accessoire qui sert d’axe rotatif) se fixe en le faisant glisser sur la tête de l’appareil (là où se trouve l’axe à mouvement planétaire). C’est un peu bizarre mais ça tient. Repérez bien la lettre A pour l’enfiler dans le bon sens. La palette se dépose simplement dans le bol. En abaissant ensuite la tête, l’axe et la palette doivent s’emboîter.
Alors, maintenant concentration : surtout, n’oubliez pas de mettre en route le batteur en vitesse 1 avant de verser votre préparation. Le mode d’emploi vous menace : si vous versez le liquide avant la mise en marche, il se fige et bloque la palette (qui, je suppose, pourrait carrément se casser. Ouch !). Un récipient avec bec verseur devrait faire l’affaire pour verser le liquide sans en mettre à côté.
Et là, « it’s magic », une vingtaine de minutes après, ça ressemble vraiment à une glace. Utilisez une spatule en bois ou en plastique pour transvaser dans un récipient à placer au congélateur encore quelques heures avant de la manger. Miaaaam !
Pour voir en vrai l’effet sorbetière, visionnez cette vidéo. Volontairement sans paroles, ni BO pour se rendre compte du niveau sonore très acceptable du KitchenAid.
Glace au thé vert matcha
- 3 cuillères à café de poudre de thé vert matcha (c’est une petite quantité qui ne donnera pas un vert intense mais je n’aime pas quand l’amertume prend le dessus)
- 80 g de sucre en poudre (ce n’est pas beaucoup non plus)
- 20 cl de lait
- 15 cl de crème fraîche
- 3 jaunes d’oeuf
Chauffez le lait dans une casserole.
Versez doucement le lait chaud dans le mélange oeufs-sucre et remettez le batteur route pour mélanger.
Versez la préparation dans une casserole et faites cuire à feu doux sans cesser de remuer, jusqu’à ce que la crème nappe la cuillère.
Diluez la poudre matcha dans un peu de lait et versez dans la préparation (dans une petite passoire ou un tamis si vous avez des grumeaux). Versez ensuite la crème fraîche et fouettez une dernière fois.
Une fois refroidie, la préparation pourra passer à la sorbetière (vous pouvez accélérer la procédure en plaçant la crème dans un bain-marie de glaçons).
Alors, prochain essai: stracciatella, speculoos, caramel beurre salé...?
5 décembre 2011
KitchenAid, mon nouvel ami le robot
J’ai la chance de posséder, depuis mon anniversaire en septembre, un robot KitchenAid. Cela faisait longtemps que je rêvais d’un tel appareil sans oser affronter le dilemme impossible entre telle ou telle marque. C’est donc mon chéri qui a pris l’initiative de l’étude de marché et nous avons débattu du sujet durant de longues soirées.
Pour résumer nos débats, le Thermomix ne démérite certainement pas en terme de fonctionnalité mais nous l’avons écarté pour… disons, incompatibilité de design. Je ne sais pas, sa tête de Dark Vador ne me revient pas. Il paraît aussi qu’il est plutôt du genre bruyant.
L’autre candidat en lice était le tout nouveau Cooking Chef de Kenwood, le multidisciplinaire. La vidéo de démonstration fait tourner la tête, son prix aussi. Soupe, sauce, risotto, confiture, gâteau, râper, émincer, mixer, battre, touiller, mélanger, pétrir, minuter, et en même temps chauffer, mijoter, rissoler, bouillir… Il sait tout faire. Enfin presque, il ne passe pas l’aspirateur. Il remporte aussi l’avantage d’être livré avec beaucoup d’accessoires. Le Cooking Chef laisse rêveur mais finalement, à cause d’une histoire de mécanique et transmission du moteur moins fiable, KitchenAid est revenu en pole position.
Design rétro intemporel, couleurs craquantes, un objet de décoration à part entière. Son moteur situé dans la tête de l’appareil a la réputation d’être robuste et moins bruyant. Accessoires livrés en standard: fouet, crochet pétrisseur, batteur plat, bol en inox, couvercle verseur en plastique. Pas de gadget, pas de fioritures.
Je dirais que le KitchenAid excelle dans les fonctions basiques de la pâtisserie et de la boulange. J’ai inauguré le mien avec des blancs d’œuf en meringue. J’ai été bluffée par la tenue de la meringue. Un résultat que je n’ai jamais réussi à obtenir avec un batteur classique.
Et l’aventure du robot ne fait que commencer. Je vous parlerai bientôt de son amie la sorbetière avec un premier essai de glace au thé vert.
Pour résumer nos débats, le Thermomix ne démérite certainement pas en terme de fonctionnalité mais nous l’avons écarté pour… disons, incompatibilité de design. Je ne sais pas, sa tête de Dark Vador ne me revient pas. Il paraît aussi qu’il est plutôt du genre bruyant.
L’autre candidat en lice était le tout nouveau Cooking Chef de Kenwood, le multidisciplinaire. La vidéo de démonstration fait tourner la tête, son prix aussi. Soupe, sauce, risotto, confiture, gâteau, râper, émincer, mixer, battre, touiller, mélanger, pétrir, minuter, et en même temps chauffer, mijoter, rissoler, bouillir… Il sait tout faire. Enfin presque, il ne passe pas l’aspirateur. Il remporte aussi l’avantage d’être livré avec beaucoup d’accessoires. Le Cooking Chef laisse rêveur mais finalement, à cause d’une histoire de mécanique et transmission du moteur moins fiable, KitchenAid est revenu en pole position.
Design rétro intemporel, couleurs craquantes, un objet de décoration à part entière. Son moteur situé dans la tête de l’appareil a la réputation d’être robuste et moins bruyant. Accessoires livrés en standard: fouet, crochet pétrisseur, batteur plat, bol en inox, couvercle verseur en plastique. Pas de gadget, pas de fioritures.
Je dirais que le KitchenAid excelle dans les fonctions basiques de la pâtisserie et de la boulange. J’ai inauguré le mien avec des blancs d’œuf en meringue. J’ai été bluffée par la tenue de la meringue. Un résultat que je n’ai jamais réussi à obtenir avec un batteur classique.
Et l’aventure du robot ne fait que commencer. Je vous parlerai bientôt de son amie la sorbetière avec un premier essai de glace au thé vert.
2 décembre 2011
Bento ou la gamelle à la japonaise
C’est une boîte, souvent à plusieurs étages, avec des compartiments. Traditionnellement en bois laqué, mais aussi en métal ou en plastique. Le bento, c’est la lunch box à la japonaise, belle et intelligente mais tellement exigeante.
Belle, parce que chacun trouvera un modèle à son goût : Hello Kitty, Pokemon et tous les héros pour les enfants, la modernité d’un inox brossé pour monsieur ou l’élégance d’un motif fleurs de cerisier pour madame… le choix est immense.
Intelligente parce que le volume d’un bento permet de contrôler la quantité de nourriture. Oubliez donc le bento Winnie l’ourson pour vous mesdames, c'est kawaii mais c’est fait pour les petits estomacs des japonais en âge d’école maternelle.
Les compartiments sont aussi étudiés pour respecter l’équilibre du repas: volume important pour le riz, compartiment viande ou poisson, compartiment légumes et une petite place pour un fruit en dessert.
Mais l’art du bento est exigeant. Les mamans et épouses se lèvent à l’aube pour cuire le riz, cuisiner et remplir la boîte. A midi, les écoliers soulèvent le couvercle du bento pour découvrir avec fierté la surprise du chef.
Aujourd’hui, la tradition du bento a évolué. On les achète en supermarché. Les hommes aussi se sont mis à préparer leur pique-nique. C’est le bento-danshi (l’homme-bento) qui s’assume d’ailleurs très bien sur les blogs (par exemple, ici).
Hier, c’est ma maman qui m’a préparé un bento très simple avec le reste d’un repas : kara-age (poulet frit), brocoli à la sauce de soja et riz, dans la boîte à bento un peu petite de mon fils. Je me suis régalée et je n’ai pas regretté le sandwich jambon-fromage-crudités !
Belle, parce que chacun trouvera un modèle à son goût : Hello Kitty, Pokemon et tous les héros pour les enfants, la modernité d’un inox brossé pour monsieur ou l’élégance d’un motif fleurs de cerisier pour madame… le choix est immense.
Intelligente parce que le volume d’un bento permet de contrôler la quantité de nourriture. Oubliez donc le bento Winnie l’ourson pour vous mesdames, c'est kawaii mais c’est fait pour les petits estomacs des japonais en âge d’école maternelle.
Les compartiments sont aussi étudiés pour respecter l’équilibre du repas: volume important pour le riz, compartiment viande ou poisson, compartiment légumes et une petite place pour un fruit en dessert.
Mais l’art du bento est exigeant. Les mamans et épouses se lèvent à l’aube pour cuire le riz, cuisiner et remplir la boîte. A midi, les écoliers soulèvent le couvercle du bento pour découvrir avec fierté la surprise du chef.
Aujourd’hui, la tradition du bento a évolué. On les achète en supermarché. Les hommes aussi se sont mis à préparer leur pique-nique. C’est le bento-danshi (l’homme-bento) qui s’assume d’ailleurs très bien sur les blogs (par exemple, ici).
Hier, c’est ma maman qui m’a préparé un bento très simple avec le reste d’un repas : kara-age (poulet frit), brocoli à la sauce de soja et riz, dans la boîte à bento un peu petite de mon fils. Je me suis régalée et je n’ai pas regretté le sandwich jambon-fromage-crudités !
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