29 janvier 2012

Cake au chocolat tout simple


Oui, il faut que ce soit tout simple, parce que j’ai l’art de m’y prendre à la dernière minute.
Ce dimanche pour le goûter de mon fils et son copain venu jouer à la maison l’après-midi, j’ai dû me décider en triple vitesse. Pour les enfants, le 4 heures, c’est à 4 heures !
J’étais super tentée par le cake au chocolat « moelleux mousseux » de C’est moi qui l’ai fait, d’autant qu’il était annoncé comme le goûter parfait du week-end. La texture mousse au chocolat de la pâte m’a donné très envie mais le temps de préparation et de cuisson n’allait pas coller à mon timing. Tel Mac Gyver, je n’avais que quelques minutes pour trouver une solution : j’ai ressorti un vieux livre de pâtisserie pour débutants que j’avais rapporté du Japon dans mon jeune temps (petit check : gloups, le livre date de 1994… ça y est, je comprends mes cheveux blancs récemment découverts). 

Des classiques de la pâtisserie européenne pour Japonaises, des photos très mignonnes, une mise en page avec des illustrations très «kawaii».
Verdict, un cake tout à fait mignon, très moelleux, avec un dessus croustillant. Mais pour être honnête : pas assez dense en chocolat. Pas de tablette de chocolat à l’horizon, juste de la poudre de cacao, c’est très japonais ça ! En tout cas, le goûter a bien plu. Pour preuve, un petit garçon qui me demande s’il peut emporter une tranche de cake à la maison. Et mon fils qui s’inquiète de voir s’il en restera encore pour son goûter à l’école le lendemain. Merci les enfants, vous êtes trop mignons!

Cake au chocolat tout simple
170g de beurre (à température ambiante) - 90g + 70g de sucre - 4 oeufs - 160g de farine - 1 cuillère à café de baking powder - 3 cuillères à soupe de cacao en poudre

  1. Beurrer et fariner un moule à cake. Garder au frais.
  2. Séparer les blancs des jaunes.
  3. Préchauffer le four à 180°C.
  4. Au batteur ou au fouet, travailler le beurre en pommade avec 90g de sucre. Ajouter un à un les 4 jaunes d'oeuf et fouetter jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
  5. Monter les blancs en neige en ajoutant en 3 fois 70g de sucre.
  6. Ajouter dans le premier mélange, une partie des blancs en neige et une partie de la farine. Mélanger sans casser les blancs, puis continuer à verser farine et blancs en neige. Terminer par la poudre de cacao.
  7. Verser la pâte dans le moule et enfourner 20 minutes à 180°C et 15 minutes à 170°C.
  8. Enfoncer une lame de couteau: si la lame ressort sèche, c'est que c'est cuit.
  9. Démouler et patienter un peu pour dévorer.

18 janvier 2012

Quiche maison pour femme pressée, ça existe et c’est très bon!

Préparer le dîner en moins de 30 minutes, c’est mon défi quotidien. Et ce ne sont pas les contraintes qui manquent : pas question de mettre (trop souvent) une lasagne surgelée au four ou d’ouvrir une boîte de cassoulet, pas tous les jours la même chose, un dîner équilibré, qui plaît à mon petit bonhomme, pas trop de calories pour monsieur, puis, si on peut y ajouter le plaisir de cuisiner, on y est ! Bon, j’avoue que ce n’est pas facile et je m'impose d'établir chaque semaine un menu réaliste et une bonne liste de courses avant de slalomer du caddie au supermarché.
Il y a quelques jours, mon programme prévoyait une quiche épinards-lardons, avec une pâte brisée maison. En une demi-heure, faut pas rêver, c’est mission impossible mais j’y suis arrivée en 45 minutes. 15 minutes de préparation et 30 minutes de cuisson.
Je ne suis pas très fière de ma photo. Mais disons que c’est du pratico-pratique pour femme pressée. Par contre, la quiche était top. La pâte maison a fait toute la différence. Toute croustillante et pas l’ombre d’un fond ramollo-pas cuit. Promis, j’enterre définitivement le rouleau de pâte à dérouler tant adoré. Mais je garde quand même un joker pour la pâte feuilletée.
La cuisson est un peu exagérée mais c’est un vieux réflexe pour arriver à cuire les fonds de pâte industriels qui, pour ma part, sont toujours humides.
Petit truc d’organisation: je tiens à jour une petite liste d’idées de plats express à consulter lorsque je fais ma liste de courses. Eh oui, ce n’est pas tout de jouer à macarons le week-end, il faut aussi nourrir les troupes tous les jours avec comme maître-mot e-ffi-ca-ci-té !

La pâte
200g de farine
90 g de beurre (le sortir du frigo 10 minutes avant)
1 oeuf
80 ml d’eau
1 pincée de sel

La garniture (un peu au pif pour une quiche de 2-3 personnes)
1 oeuf
120 ml de crème fraîche
120 ml de lait
100g de lardons
épinards surgelés – à décongeler au micro-ondes
2 cuillères à soupe de fromage râpé
sel (pas trop – les lardons et le fromage sont déjà salés), poivre

1. Mettre tous les ingrédients de la pâte dans la cuve du robot. 
2. Mélanger avec le crochet pétrisseur jusqu’à ce que la pâte forme une boule.
3. Pendant que cela tourne tout seul, graisser le moule. Je le fais au pinceau avec un peu d’huile d’olive puis je saupoudre d’un peu de farine. Mettre le moule au frigo.
4. Dès que la pâte est prête, façonner une boule avec les mains et mettre au frigo. Ajouter un peu de farine si la pâte n'est pas assez compacte.
5. Préparer la garniture : mettre tous les ingrédients dans un bol et mélanger à la fourchette.
6. Préchauffer le four à 180°C.
7. Sortir la pâte du frigo et l’abaisser au rouleau (sur un tapis en silicone fariné).
8. Sortir le moule du frigo et y mettre la pâte. Ma technique : enrouler le disque de pâte sur le rouleau et le dérouler au-dessus du moule.
9. Piquer le fond avec une fourchette.
10. Verser la garniture sur la pâte.
11. Rabattre les bords (gain de temps évident et effet rustique garanti !)
12. Enfourner 30 minutes.

Et voilà le travail !



11 janvier 2012

Biscuiterie Dandoy, pain à la grecque et autres belgitudes

Biscuiterie bruxelloise artisanale depuis 1829, Dandoy est depuis quelques années mon fournisseur préféré en cadeaux gourmands. Fini le ballotin de pralines aux dîners de famille, place à la boîte de biscuits Dandoy. Et quand je vois les convives croquer dans ces délices, je ne regrette pas mon choix.
Pour trouver la boutique historique, facile: sans blague, c’est rue au Beurre, à côté de la Grand-Place de Bruxelles. Et le beurre, c’est précisément ce que je recherche dans les biscuits. Vous devriez me voir retourner tous les paquets de biscuits industriels au supermarché. C’est tout à fait affolant, la chasse à l’huile de palme, huiles hydrogénées, acides gras trans et compagnie, ne laisse quasi aucun choix, à part peut-être Jules Destrooper (biscuiterie familiale belge depuis 1886, industrielle mais de qualité).




Je reviens à Dandoy dont une des plus anciennes spécialités est le pain à la grecque. Rien à voir avec la feta ou l’ouzo. Une jolie histoire belge raconte qu’au 16ème siècle, c’est à la rue Fossé-aux-loups (Wolvengracht en flamand) que l’on distribuait aux indigents le pain de la Gracht (du fossé), ou pain de la grecht en patois bruxellois. Le pain des indigents est devenu aujourd’hui une sorte de tranche de pain friable au sucre perlé, une petite merveille moelleuse et croquante à la fois.

La boulangerie et la pâtisserie ne sont d’ailleurs pas à un belgicisme près. Les viennoiseries, chez nous les Belges, on appelle cela des couques. Couque au beurre, couque au chocolat, couque aux raisins. Et connaissez-vous le cramique, le craquelin et les pistolets ? La gosette aux pommes, oui, c’est un chausson ! Nous avons aussi la couque suisse (la ronde ou la longue), le cougnou à Noël, des gaufres de Bruxelles et celles de Liège, le spéculoos, les croustillons de la fête foraine… Je rassure nos voisins français: les croissants sont bien restés des croissants mais j’vous jure qu’il y en a qui disent « pain français » pour la baguette !

J’ai dans ma bibliothèque culinaire un livre qui provient d’une boutique Dandoy (« Biscuits » de Philippe Berkenhaum et Frédéric Mahoux chez Casterman) et qui reprend une partie des recettes de leurs spécialités, dont le pain à la grecque. Seul un remerciement dans la préface fait référence à la biscuiterie. Je n’ai jamais testé le pain à la grecque mais je suis curieuse de voir si tous les secrets du maître biscuitier y sont révélés. Un défi que je n’ai pas encore relevé, mais j’ai bien peur d’être déçue !

8 janvier 2012

Voeux

Bonne année
明けましておめでとう

Bonheur, santé, prospérité, entrez dans nos maisons. Les shime-kazari sont placés près de la porte d'entrée pour chasser les mauvais esprits et appeler la chance.
Bonne année à tous!
Shime-kazari, décoration du Nouvel An en paille de riz tressé

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